la ventilation

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objectifs

La ventilation dans une station de traitement d’eau peut avoir l’un ou plusieurs des objectifs suivants :

  • contrôler les odeurs ;
  • apporter de l’air frais au personnel travaillant dans les locaux et, ce faisant, respecter les législations sur les atmosphères sur les lieux de travail ;
  • évacuer les polluants émis vers la désodorisation ;
  • empêcher la diffusion vers l’extérieur de polluants atmosphériques émis au cours du traitement par une mise en dépression des locaux (protection de l’environnement) ;
  • réguler l’ambiance :
    • déshumidifier l’air des locaux pour éviter les risques de condensation et les problèmes de corrosion qui en découlent ;
    • chauffer les locaux ;
    • évacuer les calories émises par des machines tournantes telles que surpresseurs d’air, générateurs diesel, moteurs électriques… ;
  • désenfumer et servir la sécurité en cas d’incendie, en particulier par cloisonnement des locaux à risque.

les différents types de ventilation

le confinement

Son seul objectif est d’assurer que les polluants ne puissent pas diffuser vers l’extérieur. Il s’agit toujours d’ouvrages non visitables sauf pour interventions exceptionnelles.

Le confinement peut être réalisé par la couverture étanche de l’ouvrage sans aucune ventilation. On par­lera alors de confinement simple. Un système d’évent protégé ou non doit être prévu pour permettre les variations de niveau d’eau.

Dans le cas où il y a production ou introduction de gaz, le confinement devra s’accompagner d’une reprise de gaz à un débit au moins égal à la production ou l’introduction.

Une aspiration peut aussi être réalisée pour améliorer l’efficacité du confinement en créant une dépres­sion par rapport à l’atmosphère extérieure. On parlera alors de confinement avec dépression.

Remarque : des ouvrages confinés peuvent être réalisés à l’intérieur de bâtiments dans lesquels le person­nel se rend habituellement. Ces bâtiments se trouvent ainsi dégagés d’une grande partie de la pollution émise.

la ventilation naturelle

Des ouvertures sont pratiquées dans les murs pour permettre le renouvellement de l’air dans les locaux.

Cette méthode simple et peu coûteuse présente bien sûr de nombreux inconvénients :

  • impossibilité de protéger l’environnement extérieur du bruit et des polluants ;
  • difficulté pour maîtriser les débits (ils dépendent notamment du vent) ;
  • difficulté de chauffer correctement dans ces conditions.

Ce type de ventilation n’est pas recommandé et ne pourra être envisagé que dans des cas particuliers de petits locaux (par exemple, ventilation de cellule de transformateurs).

ventilation mécanique

aspiration simple

L’air entre dans le local soit par des ouvertures prévues à cet effet, soit par les « fuites » souvent involon­taires.

Soit S la section totale des ouvertures (fuites incluses) et Q le débit aspiré, on admet qu’il n’y a pas rétro­diffusion de l’air intérieur du local vers l’extérieur si V = Q·S–1 est > 2 m · s–1 et si les perturbations extérieu­res sont modérées (vents faibles).

Une dépression de 0,7 mm de colonne d’eau environ est en général suffisante pour éviter la diffusion de polluant vers l’extérieur d’un local.

inconvénients

Cette ventilation ne transfère pas d’énergie vers le local. Il n’y a donc pas d’homogénéisation de l’atmos­phère du local et cela conduit souvent à la présence de « zones mortes » dans lesquelles la concentration en polluant peut être très supérieure à la valeur moyenne calculée. Elle conduit à des surdimensionnements importants des débits aspirés, donc des désodorisations correspondantes.

Toutefois, en ventilation locale, c’est la seule méthode de captage des polluants à la source. Elle est donc utilisée pour les ouvrages confinés ou dans le cas de capotages réalisés autour d’équipements sièges d’importantes émissions de polluants.

La présence de zones mortes à l’intérieur des capotages est inévitable. Des concentrations ponctuelles en polluants deux à cinq fois plus importantes que la concentration moyenne (air extrait) sont possibles. Il peut en résulter des risques de corrosion accrus.

Lorsque ces capotages sont installés en bâtiment, les vitesses d’entrée d’air dans les ouvertures prati­quées volontairement pour des besoins d’exploitation ou dans les fuites peuvent être réduites à 0,5 m · s–1.Cela est possible puisque l’intérieur du bâtiment n’est pas sujet aux perturbations atmosphériques extérieu­res.

soufflage et aspiration combinés

Le soufflage a une grande portée, communique son énergie cinétique au local et favorise donc l’homogé­néisation de l’atmosphère. De plus, en soufflant de l’air frais dans les zones de circulation, il améliore le con­fort des personnes.

Le débit soufflé doit être déterminé à partir du débit aspiré pour maintenir une dépression correcte dans le local. Contrairement à l’aspiration simple, il ne nécessite pas un surdimensionnement important des débits aspirés.

Il convient même de limiter au maximum le débit de fuites tolérable, et donc les surfaces de fuite (meilleure étanchéité des bâtiments).

pour aller plus loin :