nature des matières de curage des réseaux d'assainissement

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Au cours de leur cheminement dans les réseaux d’assainissement, les eaux résiduaires urbaines et plu­viales abandonnent, par sédimentation, une partie des matières qu’elles charrient. Dénommés communé­ment « sables de curage », « boues de curage », ou « matières de curage », ces sédiments sont constitués de déchets assimilables à des ordures ménagères ou encombrants et d’un amalgame de matières organi­ques et de sables, le tout en proportions très variables selon le type de réseaux.

Il existe principalement trois manières de pratiquer le nettoyage des réseaux : l’aspiration à l’aide d’hydro­cureur par les bouches d’égout, le ramonage et l’aspiration dans les grands collecteurs, et le pelletage dans les chambres à sables.

Ces sables, de granulométrie moyenne plus élevée que ceux arrêtés par les dessableurs de la station, sont aussi enrobés d’une gangue organique et minérale mais dont la teneur en MO est inférieure aux sables de prétraitement (20 % au lieu de 60 % pour ces derniers).

Le noyau minéral, c’est-à-dire le sable, a pour origine la dégradation de la chaussée et des trottoirs, les différents chantiers urbains, le sablage des voies en période hivernale, l’érosion des sols…

C’est donc un déchet qui ne peut être assimilé ni à des boues d’épuration, ni même aux sables issus des prétraitements.

La quantité de sables extraits des matières de curage est en moyenne de 10 L· hab–1·an–1 (soit environ 18 kg · hab–1 · an–1).