traitement tertiaire

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Les objectifs d’un traitement tertiaire, complémentaire des traitements envisagés ci-dessous, peuvent être de plusieurs natures :

  • amélioration de la qualité d’eau traitée pour respecter les normes de rejet :
    • réduction des MES et de la DCO colloïdale ;
    • déphosphatation (par précipitation des sels de fer ou d’aluminium, plus rarement avec de la chaux) ;
    • réduction de la DCO dure ;
    • décoloration, notamment pour les effluents textiles ;
    • élimination de composés spécifiques, exemple : pesticides, fongicides, métaux, métalloïdes, AOX, détergents, HC solubles, dérivés nitrés, et sulfonés, divers anions et cations.

On notera que, pour les trois dernières applications, on retrouve celles utilisées en prétraitement spécifi­que. Il convient en effet de définir au coup par coup s’il est moins coûteux de ségréger une pollution :

  • dans un petit débit, plus facilement traitable car à concentration plus forte ;
  • ou au contraire de le faire au niveau tertiaire sur l’ensemble de l’effluent mais après l’épuration biologi­que qui contribue en général à éliminer une partie de cette pollution…

Bien évidemment, ce problème ne se pose que si les polluants en cause n’ont pas d’effet toxique sur le traitement biologique.

  • recyclage d’eau traitée (partiel ou total) vers les ateliers de fabrication ou, plus souvent, les tours de réfri­gération, les systèmes de lavage de sols, les systèmes d’incendie, voire l’alimentation de chaudières. Ce recyclage peut nécessiter des traitements complémentaires pour atteindre la qualité imposée. Enfin, dans certains cas, l’application des techniques d’évaporation-cristallisation (voir évaporateur-cristallisateur) permet d’éviter tout rejet liquide dans l’environnement.

Les différentes techniques applicables sont résumées dans le tableau 1.

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Tableau 1. Procédés applicables en traitement tertiaire