production de pâte chimique et mi-chimique

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On inclut dans ce paragraphe les pâtes chimiques et mi-chimiques en excluant les pâtes mécaniques, ther­momécaniques avec ou sans additifs chimiques, traitées à la production de papier et carton.

L’eau résiduaire rejetée par ces industries est très dépendante :

  • du type de matière première utilisée (feuillus, résineux, plantes annuelles…) ;
  • du type de pâte produite (kraft, bi/monosulfite, soude), indice Kappa ;
  • des séquences de blanchiment.
traitement des eaux résiduaires d'une papeterieImage sécurisée
Figure 13. Schéma général du traitement

prétraitements spécifiques

D’une manière globale, certains circuits peuvent faire l’objet d’un prétraitement spécifique tel que :

  • arrosage de parc à bois : dégrillage/tamisage, dessablage puis recyclage ;
  • condensats d’évaporation : méthanisation ;
  • rejets basiques chargés en MES : décantation ;
  • rejets acides peu chargés en MES : neutralisation.

traitement biologique

Le mélange de ces effluents est ensuite refroidi à 30-35 °C puis traité par voie biologique, consistant géné­ralement en un traitement par boues activées classiques à moyenne charge.

Les rendements obtenus par le traitement biologique sont de l’ordre de 95 % en DBO5 et 50 à 80 % en DCO selon le type de procédés, en particulier les séquences de blanchiment utilisées (DCO/DBO5 de l’eau brute variable de 2,5 à 4).

Remarque : les productions type TCF ou ECF (voir industries de la pâte à papier et papeteries) conduisent à des effluents plus facile­ment biodégradables car ne contenant plus (ou moins) de dérivés chlorés de la lignine.

Le cycle de blanchiment utilisant de plus en plus souvent une séquence O2 pur, il est intéressant d’envi­sager d’utiliser également l’O2 pur dans les boues activées, ce qui présente les avantages suivants :

  • amélioration des performances (DCO, AOX…) ;
  • amélioration de la décantabilité des boues ;
  • compacité (charges plus élevées).

traitement tertiaire

De la même manière que pour les usines de papier et carton, un traitement complémentaire peut s’avérer nécessaire pour réduire en particulier :

  • les MES ;
  • la DCO colloïdale et dure ;
  • la couleur ;
  • les AOX.

Les techniques décrites au traitement tertiaire sont applicables, le choix technico-économique optimum dépendant de l’objectif recherché.

traitement des boues

Dans le cas où l’usine est équipée d’une chaudière à écorces, celle-ci incinérera également les boues dés­hydratées de la station d’épuration.

Si elle n’est pas équipée, toutes les techniques de traitement de boues décrites au chapitre traitement des boues déshydratées sont applica­bles, le choix dépendant de la composition de l’ensemble des boues et de la destination finale possible.

traitement des odeurs

La couverture partielle associée à une unité de désodorisation peut s’avérer nécessaire en cas de régle­mentation sévère.