boues produites

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L’ensemble des précipitations décrites ci-avant produit des boues que l’on peut ranger en deux grandes catégories :

  • boues grenues formées de cristaux de quelques µm à quelques dizaines de µm : CaCO3, CaSO4 2H2O, CaF2, Ca3(PO4)2… ;
  • boues hydroxydes métalliques auxquelles on peut ajouter les précipités contenant de la silice (amor­phe).

Les premières retiennent peu d’eau et ont donc des possibilités d’épaississement statique importantes (plusieurs centaines de kg · m–2·h–1) lorsqu’elles sont pures ; par exemple, une boue de décarbonatation contenant plus de 95 % de CaCO3 :

  • s’épaissira jusque vers 200-400 g · L–1 ;
  • se déshydratera sur filtre à bande jusqu’à plus de 50 % de siccité et il convient dans ce cas de veiller aux risques de bouchage de tuyauteries en cas d’arrêts (ex. extractions discontinues desdites boues, arrêt du dispositif de raclage…).

En revanche si ces mêmes boues grenues contiennent une certaine proportion d’hydroxydes (Fe(OH)3, A(OH)3, Mg(OH)2 …), auxquels on peut joindre les silicates éventuellement précipités, leur aptitude à l’épaississement et à la déshydratation décroît rapidement : dans l’exemple ci-dessus l’épaississement limite reviendra aux environs de 60-80 g · L–1 si l’on y introduit 10 % d’hydroxyde de magnésium et à 25- 30 g · L–1 si l’on a 30 % de Mg(OH)2.

Les boues hydroxydes pures, elles, se comportent juste mieux (cas de Fe(OH)3 Cu(OH)2) que les boues activées en excès, alors que Aℓ(OH)3, Zn(OH)2 ont à peu près des comportements identiques, Mg(OH)2 étant la pire.

Formule : rapport boues produites

sera donc la base de tout dimensionnement (voir aussi les boues et traitement des boues liquides).

pour aller plus loin :