usine de traitement des eaux usées Sophia Antipolis (France)

usine de traitement des eaux usées Sophia Antipolis Les bouillides micropolluants

En novembre 2009, le Syndicat Intercommunal pour l’extension et la gestion de la station d’épuration de Sophia Antipolis, conseillé par BG Ingénieurs Conseils, confie l’extension de la station d’épuration au groupement «SUEZ/EITP».

Mise en service le 25 janvier 2012, sa capacité de traitement passe de 26 000 à 50 000 équivalents habitants pour préserver la Bouillide, milieu récepteur des eaux traitées par l’usine : une rivière à l’étiage sévère se rejetant dans la Brague, et dont les pertes alimentent la nappe phréatique d’Antibes qui sert de ressource pour l’alimentation en eau de la ville.

Afin de satisfaire aux exigences réglementaires visant à améliorer la qualité des eaux traitées et ainsi protéger le milieu récepteur et la ressource en eau potable, le Syndicat et BG Ingénieurs Conseils ont fait le choix :

  • d’un traitement poussé de l’azote, pour une qualité du traitement qui est plus efficace qu’auparavant, avec l’abattement significatif et définitif de l’azote contenu dans l’eau (facteur d’eutrophisation de la rivière) ;
  • d’une désinfection à l’ozonation préférée à une chloration finale pour abattre également les micropolluants.

Avec ce dispositif, l’usine des Bouillides devient la première installation en France à traiter les micropolluants, et à répondre d’ores et déjà aux exigences de la Directive européenne Cadre sur l’Eau (DCE) qui impose la réduction des émissions de 41 substances appelées prioritaires dans le milieu naturel. Elle s’inscrit ainsi pleinement dans une démarche de développement durable et de protection de la ressource en eau.

traitement des micropolluants

L’appellation micropolluants désigne les substances organiques ou minérales qui, en raison de leur toxicité, de leur persistance et de leur bioaccumulation peuvent induire un effet négatif sur le milieu et / ou sur les organismes. Elles sont présentes dans de nombreux produits que nous consommons ou utilisons chaque jour (médicaments, produits cosmétiques ou phytosanitaires, insecticides, etc.), que ce soit à titre privé ou industriel.

Les progrès dans le domaine des analyses en laboratoire mettent de plus en plus en évidence leur présence dans l’environnement aquatique à des concentrations extrêmement faibles, de l’ordre du nanogramme par litre ou du microgramme par litre (d’où leur appellation de micropolluants). Certaines de ces substances sont susceptibles d’avoir des effets potentiels chroniques directs ou indirects sur les écosystèmes (ex. féminisation des poissons sous l’effet de substances à effets endocriniens retrouvées dans le milieu aquatique), voire sur la santé humaine.

Des études menées par BG Ingénieurs Conseils, à la demande du Syndicat, sur la présence des micropolluants dans l’eau, ont mis en évidence la nécessité d’un traitement d’élimination plus avancé que la désinfection par chloration, initialement envisagée. C’est le traitement chimique par oxydation à l’ozone qui s’avérait être le plus efficace dans le cas des composés présents dans les eaux usées de Sophia Antipolis.

filière de traitement

  • Prétraitement
    • dégrillage = 2 dégrilleurs de 12 mm
    • dessablage - déshuilage = 2 ouvrages (+ traitement des sables et des graisses)
    • tamisage = 2 tamiseurs de 3 mm
  • Traitement primaire
    • Décantation primaire = 2 décanteurs lamellaire de type Densadeg®
  • Traitement biologique du carbone et traitement partiel de l’azote constitué
    • Biofiltration C = 4 Biofor® C existants + 2 Biofor® C complémentaires pour porter la capacité à 50 000 EH
    • Biofiltration N = 4 Biofor® N existants + 2 Biofor® N complémentaires pour porter la capacité à 50 000 EH
  • Traitement des micropolluants et désinfection
    • Ozonation (O3) = 1 ozoneur + 1 tour d’ozonation
  • Traitement complet de l’azote
    • Dénitrification = 3 Biofor® DN