analyses et traitabilité des eaux

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L’analyse est indispensable à toutes les étapes, de la conception à l’exploitation d’une installation :

  • analyses de l’eau dans les ressources ou les eaux résiduaires à traiter ;
  • analyses de réception d’une installation permettant la vérification de ses performances ;
  • analyses de suivi d’une exploitation démontrant le respect à tout moment des normes la concernant…

Ce domaine évolue rapidement suite à :

  • l’apparition de technologies et de protocoles de plus en plus rapides et performants ;
  • la recherche qui démontre l’utilité et la possibilité de doser différents composés à très faible valeur :
    • le summum dans ce domaine est illustré par le tableau 26 du quelles eaux à traiter? pourquoi? qui montre que l’industrie électronique a besoin d’eau avec des concentrations en métaux de plus en plus basses, se comptant maintenant en ppt (partie par trillion) soit 1 mg dans 1 000 m3, et l’on sait maintenant vérifier que ces niveaux sont bien atteints ;
    • les normes de la CEE en eau potable imposent d’éliminer chacun des pesticides au niveau de 0,1 µg · L–1

Quelques notions permettent de définir la validité d’un protocole analytique :

  • la justesse est l’écart entre la valeur vraie et la moyenne des résultats. Elle dépend des erreurs systéma­tiques (interférences, échantillonnage, étalonnage) ;
  • la fidélité est jugée par la répétabilité (mêmes conditions opératoires par un même opérateur) et la reproductibilité (mêmes conditions opératoires avec différents manipulateurs). L’expression statistique de ces écarts est donnée par l’écart type. On peut juger de la justesse et de la reproductibilité d’un proto­cole donné par des analyses « interlaboratoires » où des aliquotes d’un même échantillon sont analysées par différents opérateurs et/ou différents laboratoires ;
  • la sensibilité est donnée par l’écart mesurable par rapport à la grandeur à mesurer ;
  • la limite de détection est la concentration minimale qui peut être détectée avec une probabilité de 95 %. Pour toutes les mesures spectrométriques, la limite de détection d’un élément est la concentration corres­pondant à deux fois le signal dû au bruit de fond de l’appareil.

Des méthodes statistiques plus poussées permettent d’intervenir sur des erreurs systématiques, de choi­sir des méthodes analytiques, d’élaborer des politiques de prélèvements (lieux et fréquences)…