les "flottateurs"

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Comme vu au chapitre flottation, la flottation est, parmi les systèmes de séparation solide-liquide (ici flocs- eau), le mieux adapté à la séparation de flocs peu denses comme ceux produits :

  • en EP par la clarification des eaux peu chargées en MES, mais riches en MO coagulables (acides humi­ques…) ou contenant des algues planctoniques ou surtout des cyanobactéries (pouvoir de flottation) ;
  • en ERI en présence de fibres, graisses, hydrocarbures, polymères… ;
  • en ERU ou ERI pour les clarifications tertiaires et l’épaississement des boues activées.

Par ailleurs, il faut garder à l’esprit deux conditions importantes :

  • hormis les MES hydrophobes citées plus haut (fibres, graisses, hydrocarbures…), la flottation ne peut séparer que des flocs formés avant l’admission de l’eau dans le flottateur ;
  • ces flocs intimement mélangés aux microbulles d’air doivent pouvoir collecter suffisamment de ces microbulles de gaz (air, azote, gaz naturel) pour que « l’attelage » bulles-floc ait une vitesse ascensionnelle satisfaisante.

Pour vérifier ce dernier point,des essais peuvent être réalisés à l’échelle du laboratoire (voir essais de traitabilité.) ou à l’échelle du pilote semi-industriel (photo 27).

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Photo 27. Poste mobile de flottation. Débit : 10 m3 · h–1

Remarque sur les flottateurs ne mettant pas en œuvre la détente d’un gaz : Les flottateurs à air dissous, ne doivent pas être confondus avec des dispositifs où l’eau est mise en contact avec des bulles issues d’un diffuseur à fines bulles, ou produites à pression modérée par cisaillement mécanique, soit dans une pompe émultrice soit dans un hydro-éjecteur.

Ces dispositifs produisent des bulles de dimension assez importante et la qualité de séparation est bien moindre. De tels dispositifs sont utilisés en déshuilage, et dans le cas particulier de l’IGF (Induced Gas Flotation).

pour aller plus loin :