nature et variabilité des effluents à traiter

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Aux sections les effluents urbains, les effuents industriels, puis généralités des processus élémentaires du génie biologique, les effluents urbains ont été qualifiés par leur origine urbaine (de temps sec ou de temps de pluie), par l’impact des industries éventuellement raccordées sur le réseau, et plus particulièrement par :

  • la quantité en volume journalier et horaire avec une variabilité due aux activités humaines ou industriel­les, aux conditions météorologiques et autres effets saisonniers (week-end, congés…), ainsi qu’à tout élé­ment dont la connaissance, tant en importance qu’en fréquence, est nécessaire pour bien optimiser une filière ;
  • la pollution exprimée en charge en matières solides ( MES ), en matières organiques ( DBO et DCO ), en azote ( NK ), en phosphore ( PT ) et autres composants (dont les agents pathogènes). Mais nous avons vu à la typologie des eaux résiduaires que ces paramètres globaux restaient insuffisants et qu’une typologie plus fine de l’eau à traiter était très souhaitable ;
  • la prise en compte des apports extérieurs (matières de vidange, matières de curage de réseaux ou dépo­tage de graisses) ;
  • leur acheminement jusqu’au site de traitement qui interfère sur la nature de l’effluent et donc les pré­cautions à prendre à l’entrée de la station (septicité, teneur en sulfures…). Ainsi, la connaissance du type de réseau (unitaire, séparatif ou mixte), sa longueur et son profil hydraulique sont donc très utiles pour prévoir ses incidences sur la station.

Par ailleurs, l’émergence de nouveaux capteurs dont la précision et la fiabilité augmentent toujours plus avec le temps voit naitre le développement de nouveaux outils permettant la mise en œuvre d’algorithmes de régulation qui autorisent le contrôle avancé - en temps réel - des procédés et des installations.

Grâce à ces nouveaux capteurs et contrôles avancés, la connaissance de la variabilité des effluents à traiter (en importance, en fréquence et qualitative) tend à s’améliorer. Les pas de temps toujours plus court autorisent des pilotages de procédés plus fins et toujours plus efficients.

Dans ce contexte, l’acuité de l’interdépendance entre le réseau d’assainissement et l’usine de traitement tend à s’améliorer, c’est pourquoi l’optimisation de la conception et du fonctionnement, l’évaluation de l’impact environnemental se font de plus en plus au périmètre du système d’assainissement dans son ensemble (réseau ERU + bassins d’orages + déversoirs + usine de traitement + milieu récepteur).

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