états des impuretés dans l'eau

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L’eau rencontrée dans la nature, et, a fortiori, celle qui fait l’objet d’un traitement, n’est jamais pure. Les impuretés qu’elle renferme, sont principalement sous deux états :

matières en suspension (figure 4)

Matières minérales ou organiques qui restent en suspension du fait de la turbulence de l’eau ou de leur densité trop voisine de celle de l’eau, elles sont sans interférence importante avec l’eau qui les entoure (sauf poussée d’Archimède, facteur important dans les phénomènes de décantation et flottation, (voir processus élémentaires du génie physico-chimique en traitement de l'eau).

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Figure 4. Dimensions de diverses particules

Parmi celles-ci, les suspensions dites colloïdales sont celles qui comportent des solides très finement divi­sés (0,01 à 5 µm) caractérisés par une surface spécifique (cm2 · g–1) très importante et une charge électros­tatique généralement négative qui s’accumule à l’interface solides/liquides (voir potentiel zéta, généralités). Ces suspensions, souvent solides, peuvent également être constituées d’un liquide non miscible à l’eau (ex. : globules d’huiles en suspension dans l’eau…). On parle alors d’émulsion mécanique s’il s’agit d’émulsion non stabilisée par un produit chimique ou, au contraire, d’émulsion chimique si des émulgateurs localisés à l’interface eau-liquide non miscible empêchent toute coalescence des gouttelettes et rendent donc l’émulsion très stable (ex. : « huiles solubles »).

matières dissoutes ou solutions vraies

Elles concernent des composés minéraux (en général plus ou moins ionisés) ou organiques, macromolé­culaires ou non, ainsi que des gaz souvent très solubles dans l’eau (ex. : CO2, SO2, NH3…).

La figure 5 donne une idée des dimensions et des masses moléculaires des constituants, dissous ou en suspension, des eaux naturelles ou résiduaires.

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Figure 5. Exemple de constituants organiques d'une eau
pour aller plus loin :