acidification

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Un bassin d’acidification (hydrolyse) est parfois nécessaire en amont du méthaniseur ; l’acidogénèse est réalisée par des micro-organismes d'espèces extrêmement diverses : mésophiles ou thermophiles, anaérobies strictes ou facultatives.

Cette première étape aboutit à un mélange d'acides gras volatils (AGV) : acétique, lactique, propionique, butyrique, etc…, de composés neutres (éthanol), de produits gazeux (CO2 et H2) et éventuellement d'ammonium et d’orthophosphate.

Il est utilisé :

  • dans le cas d’un temps de séjour court dans le réacteur de méthanisation (ex. : Anaflux) ;
  • si l’effluent présente des concentrations en sulfates élevées (> 500 mg · L–1) et selon la valeur du rapport SO42–/DCO ;
  • sur certains substrats difficilement hydrolysables.

Ce bassin peut aussi avoir pour rôle annexe de régulariser le flux polluant. Il est couvert, afin de réduire les introductions d’oxygène, et généralement brassé.

Un recyclage partiel de la sortie du méthaniseur proprement dit permet d’augmenter la biomasse, mais surtout de stabiliser le pH en apportant la forte alcalinité de l’effluent traité.

L’acidification est normalement réalisée en quelques heures (2 à 6 h), avec des cultures libres, bien qu’en principe, rien ne s’oppose à la mise en œuvre de cultures fixées. Pour certains substrats (très riches en MES) il faut l’augmenter jusqu’à 24 h.

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