contrôle de la température

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La cinétique de dégradation de la matière organique dépend de la température (loi d’Arrhénius) pour des conditions optimales, si l’on veut maintenir une charge et un rendement élevés un bon contrôle de celle-ci est indispensable : nor­malement à 37 ± 2 °C.

Cependant en fonction des caractéristiques des effluents à traiter et par exemple pour des effluents issues de l’industrie agro-alimentaire des températures de 30 °C sont acceptables pour maintenir de bon rendement d’abattement de la pollution carbonée avec des charges appliquées optimisées. Un dispositif de réchauffage est donc nécessaire et des échangeurs extérieurs, de préférence peu sensi­bles aux matières en suspension, sont à conseiller.

Dans le cas de temps de séjour courts, l’apport calorifique est souvent effectué sur l’effluent entrant. Avec des temps de séjour longs (supérieurs à la semaine), l’apport est plutôt appliqué sur le contenu même du réacteur via des échangeurs à tubes concentriques (voir méthaniseur contact). Toutefois si, soit la charge, soit le rendement n’ont pas, à température plus faible (> 25 °C), à être mainte­nues à leurs maximales… le digesteur peut n’être pas chauffé.

Remarque : à rendement constant la charge doit être réduite d’environ 30 à 40 % si la température décroît de 10 °C. Avec des effluents à traiter présentant une forte température, un système de refroidissement peut être nécessaire.

Remarque : une digestion thermophile (~ 60 °C) est également possible, bien que plus difficile à conduire mais des passages fréquents du domaine mésophile au domaine thermophile ne sont pas possibles (bio­masse différente à développer à chaque fois).

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