principe du biomaster

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procédé

Le Biomaster est un procédé de dégradation biologique aérobie spécifique à ces résidus graisseux, à des concentrations types de 50 à 300 g · L–1 de DCO des triglycérides. Les graisses à traiter sont mises en contact avec la biomasse épuratrice. Cette biomasse est adaptée pour dégrader le substrat carboné qu’elles contien­nent.

Cette dégradation s’effectue en deux phases successives :

  • l’hydrolyse des graisses en acides gras et glycérol ;
  • l’oxydation des acides gras en H2O et CO2.

Les performances recherchées sont atteintes avec un temps de séjour d’environ 3 semaines.

Ce procédé est exothermique ; en particulier si les graisses sont concentrées, la charge nominale et l’aéra­tion efficaces, l’élévation de température sera importante d’où des précautions à prendre à la conception et à l’exploitation pour maîtriser la concentration de la graisse apportée : un apport d’eau permettant de rester dans le domaine mésophile (inférieur à 42 °C).

L’ajout de réactifs, azote et phosphore, garantit le développement de la biomasse dans un milieu équili­bré. Ils sont apportés sous forme de phosphate diammonique par exemple.

L’injection de chaux Ca(OH)2 ou autre produit contenant du calcium est utile pour son effet antimousse.

Vu les concentrations élevées en substrat, il n’est pas nécessaire d’utiliser un clarificateur et un recyclage de la biomasse vers l’aérateur, la quantité de boues formées étant supérieure à la biomasse nécessaire dans l’aérateur. On laissera donc déborder boues et eau traitée du Biomaster vers le bassin d’aération de la sta­tion.

Le schéma suivant (figure 13) correspond à la configuration complète avec fosse de dépotage pour les apports extérieurs.

Image sécurisée
Figure 13. Biomaster : configuration complète avec fosse de dépotage pour les apports extérieurs

avantages

Les principaux avantages du procédé sont :

un système compact, autonome et facilement automatisable, pouvant être alimenté en graisses prove­nant de sources extérieures ;

  • il diminue la charge organique arrivant sur la STEP ;
  • il élimine les frais de transport des déchets graisseux vers les décharges ou les usines d’incinération ;
  • il requiert peu de maintenance ;
  • il ne génère pas d’odeur autre que celles des fosses de dépotage ;
  • il contribue au bon fonctionnement de la station car les boues issues du traitement accélèrent la dégra­dation des graisses non retenues par le dégraisseur et limitent la formation d’organismes filamenteux, tel que Nocardia.