strippeurs au gaz et à la vapeur

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strippeurs au gaz

Quand l’air ne peut pas être utilisé (pollution véhiculée ou oxygène indésirable), un autre gaz disponible en quantité suffisante (gaz inerte, gaz naturel) sert de gaz d’entraînement.

Dans les forages pétroliers, les strippeurs au gaz naturel sont ainsi utilisés pour éliminer l’oxygène de l’eau réinjectée dans les puits.

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Photo 3. Installation d’Enchova (Brésil) pour Petrobras. Débit : 2 x 270 m3·h–1. Strippage d’eau de mer au gaz naturel
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Photo 4. Installation de Seraing (Belgique) pour Cokerill-Sambre. Débit : 30 m3·h–1. Distillation d’eaux ammoniacales de cokerie

Ils fonctionnent sous très légère pression, de façon à alimenter une torchère avec le gaz pollué.

strippeurs à la vapeur

Quand les gaz à extraire sont très solubles (NH3), le dégazage effectué à température ordinaire est une solution peu économique. Mais, comme leur solubilité décroît quand la température augmente, leur élimi­nation est facilitée par des températures élevées.

Cette opération est réalisée dans des strippeurs à la vapeur ou des distillateurs (présence d’un reflux), dans lesquels la vapeur a un double rôle : réchauffer la phase liquide et entraîner les gaz dissous à extraire.

La principale application en traitement d’eau est l’élimination de l’ammoniac d’effluents de gazéification ou de cokerie (photo 4). L’eau à traiter est introduite en tête de la colonne, la vapeur circulant à contre-cou­rant est injectée en pied. Le contact entre les phases liquide et gazeuse peut être assuré, soit par une suc­cession de plateaux, soit par une masse de contact répartie en plusieurs étages. La teneur en ammonium dans l’eau à traiter nécessite souvent d’ajouter au-dessus de l’entrée d’eau une zone supplémentaire de con­centration de buées ammoniacales. Cette concentration permet de choisir la destination de ces buées (récu­pération ou destruction).

Dans tous les cas, la réalisation de telles installations nécessite des précautions particulières, tant pour le choix des équipements (corrosion, dépôts de goudrons), que pour leur mise en œuvre et leur exploitation (gaz nocifs, produits dangereux).

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