oxydation par l'air

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Ces techniques utilisent l’oxygène de l’air à température ambiante, au voisinage de la pression atmosphérique, elles sui­vent les lois de l’échange gaz-liquide (voir échange gaz-liquide et strippeurs à l'air ou au gaz, éliminateurs de CO2). En outre, il faut rappeler que :

  • l’oxygène moléculaire n’est pas un oxydant fort (voir oxydation et réduction) en conséquence il ne peut être mis en œuvre que lors d’oxygénation de composés facilement oxydables tels que : Fe2+, Mn2+, S2–… ;
  • l’oxygénation d’une eau par aération peut entraîner une modification importante et non souhaitée de son équilibre calcocarbonique : l'entrainement en phase vapeur du CO2 tend à rendre l’eau incrustante et peut conduire à une précipitation du carbonate de calcium ;
  • la mise en contact de l’air et de l’eau peut également être perçue comme un « lavage » de l’air, aussi faut- il s’assurer de sa qualité et au besoin le filtrer (poussières, vents de sable, gouttelettes d’huile…).

On peut classer les procédés d’oxydation suivant le mode de mise en contact des phases liquide et gazeuse :

  • ruissellement ;
  • pulvérisation dans l’air ;
  • injection d’air dans la masse liquide.

Le transfert de l’oxygène en phase liquide (préalable à toute oxydation), comme la perte de charge créée par le système d’aération, varie très fortement suivant la technique mise en œuvre. Par exemple, la perte de charge varie de quelques centimètres de colonne d’eau avec les procédés par bullage, à plus d’un bar avec les procédés par pulvérisation.

pour aller plus loin :