eaux de mer et eaux saumâtres

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La salinité observée dans les différents océans ou mers du globe résulte d’un équilibre entre évaporation, pluies et apports des fleuves (salinité faible) d’une part et d’échanges d’eau avec les autres mers ou océans auxquels ils sont reliés d’autre part. Elle est donc très variable comme l’illustre le tableau 2.

Remarque : on trouvera au tableau 3 l’analyse d’une eau de mer de référence : eau ASTM à 36,4 g·L–1 qui montre la contri­bution respective des différents ions.

Salinité eaux mer eaux saumâtresImage sécurisée
Tableau 2. Salinité eaux de mer et eaux saumâtres
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Tableau 3. Analyse typique d'eau de mer - pH = 8,2-8,3

Suivant leur utilisation (eau de refroidissement, eau d’alimentation d’une unité de dessalement…) d’autres caractéristiques que la seule salinité peuvent être très importantes et soumises à des fluctuations très fortes comme le montre le tableau 4.

Caractéristiques eaux merImage sécurisée
Tableau 4. Autres caractéristiques des eaux de mer

les matières en suspension

Zooplancton et phytoplancton sont l’essentiel des MES trouvées en pleine mer, mais même dans les mers les plus productives (mer froide et très oxygénée), le plancton représente rarement plus de 1 mg·L–1 de MES même si l’on a pu y constater fréquemment des blooms algaux de plus de 10 000 cellules·mL–1. Au contraire près des rivages, l’action des vagues et/ou des marées peut remettre en suspension plusieurs dizaines de mg·L–1 de sable, limon ou autres dépôts. En outre, à proximité des agglomérations, industries, ports…, la pollution peut devenir très importante, la capacité autoépuratoire de la mer ayant été trop souvent suresti­mée.

les matières organiques dissoutes

sont, hors pollution récente, principalement le fait des acides humiques non biodégradables, dernier stade de la dégradation des matières organiques d’origine végétale.

Leur teneur peut être caractérisée par la mesure du COT (attention : mesure difficile en présence des chlo­rures de l’eau de mer) ou plus facilement par leur absorption UV (voir exemple du tableau 4).

Les pollutions provenant des activités humaines méritent, elles, d’être caractérisées par la mesure du COT et des mesures spécifiques comme dans le cas des eaux douces : hydrocarbures, N organique, polysaccha­rides…).

Dans les estuaires, la rencontre du courant fluvial avec l’eau de mer et l’influence de la marée (avec remon­tée de l’eau de mer dans le lit du fleuve et parfois, présence d’un mascaret) sont la cause de variations impor­tantes et rapides de la salinité et de la teneur en MES de l’eau prélevée en un point donné. L’agitation provoquée par l’inversion du courant remet en suspension des sédiments, avec formation d’un « bouchon vaseux » dont la teneur en MES peut atteindre plusieurs g·L–1.

pour aller plus loin :