choix parmi les ressources

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Le choix de l’eau à traiter avant distribution dépend de plusieurs facteurs. Pour chacune des ressources dont on dispose (eau souterraine, eau de surface courante ou stockée), on évalue :

  • la quantité : la « source » doit être capable de fournir, en toutes circonstances, la quantité d’eau néces­saire. Dans les pays à précipitations très variables, il peut être nécessaire de prévoir un barrage pour rete­nir pendant les périodes de pluies la quantité dont on aura besoin en période sèche ;
  • la qualité : la qualité de l’eau brute dont on dispose doit être compatible avec la législation en vigueur dans certains pays. En France, le décret 2001-1220 (voir normes de qualité), en s’inspirant d’une directive européenne du 16 juin 1975 (75/440/CEE), a défini trois classes de qualité pour les eaux brutes superficielles (A1 à A3), correspondant respectivement à trois filières-types de traitement T1 à T3 (que l’on peut assimiler à une filtration directe pour T1, une clarification complète pour T2, une clarification et un affinage pour T3), tou­tes terminées par une désinfection ; au-delà des limites de la classe A3, l’eau brute ne peut être utilisée pour la production d’eau alimentaire, sauf dérogation ; des limitations analogues sont imposées aux eaux souterraines.

Les eaux naturelles sont très diverses et dans chaque cas il faut déterminer le procédé et les appareils de traitement les mieux adaptés. Ceux-ci doivent être évalués en tenant compte de la variabilité de la qualité de l’eau au cours des années précédentes (variations journalières, saisonnières, climatiques) et des varia­tions potentielles que l’on peut supposer pour le futur (construction d’un barrage, extension d’urbanisa­tion…). Il faut, en outre, se rappeler qu’« eau souterraine » n’est pas synonyme d’« eau pure » : outre le fait qu’on y trouve fréquemment du fer et du manganèse, de nombreuses nappes sont en effet polluées soit bac­tériologiquement, soit par des nitrates, des produits phytosanitaires, des solvants chlorés ou des hydrocarbures ;

  • l’économie : il faut ensuite comparer les coûts d’investissement et de fonctionnement relatifs à chacune des ressources disponibles : stockage et transport de l’eau brute, traitement de l’eau, stockage et distribu­tion de l’eau traitée.
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