le séchage et la cogénération

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Les procédés de séchage peuvent s’intégrer dans des ateliers de cogénération en utilisant l’énergie ther­mique provenant de moteurs à gaz (MAG), ou de turbines à gaz (TAG). Les paragraphes qui suivent (ainsi que la figure 21) ont pour but de fixer les paramètres importants et de donner les lignes de conduite générale lorsqu’une application de ce genre est envisagée.

Ce qui différencie turbine à gaz et moteur à gaz sont les paramètres suivants :

  • les produits de combustion issus du moteur à gaz ont généralement des caractéristiques de température moindres que ceux de la turbine à gaz, mais dans les deux cas, une valorisation énergétique poussée (chaudière) peut être envisagée ;
  • le moteur à gaz dissipe une partie importante de l’énergie entrante (20 à 25 %) sous forme d’eau chaude. Cette eau chaude peut être utilisée efficacement dans le cas où une digestion fonctionne sur le site de l’ate­lier de séchage. De la sorte, la totalité de la production du biogaz peut être mobilisée pour le moteur. Il faut cependant noter que le séchage peut, lui aussi, produire de l’énergie basse calorie pour la digestion, il y a donc excès d’énergie et rentabilité globale moindre, sauf si on peut les employer pour le chauffage de bâtiments ;
  • pour des raisons de coût de construction, les MAG s’adaptent mieux aux unités de petite et moyenne capacité énergétique, alors que les TAG sont davantage à réserver aux grosses capacités.

Dans le cas où du biogaz est utilisé en source unique ou partielle d’énergie, il faut que celui-ci soit préala­blement séché et désulfuré (voire dépoussiéré) afin d’éviter tout problème de corrosion acide et abrasion dans le circuit de cogénération.

Il est fréquent que la faisabilité de la cogénération ne soit pas technique mais économique ; celle-ci est variable de projet en projet, en fonction des coûts spécifiques de l’énergie primaire et des revenus liés à la production d’énergie électrique. Cette faisabilité doit être examinée au cas par cas et peut dépendre consi­dérablement de la prise en compte ou non de crédits (énergie verte ou renouvelable).

TAG-MAG cogénérationImage sécurisée
Figure 21. Exemple typique de TAG/MAG en cogénération

Avec les sécheurs basse température, tels que Evaporis™ LT, il est possible d’optimiser au maximum la récupération de l’énergie thermique produite par un MAG, comme le montre le schéma ci-dessous :

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Figure 22. Schéma : cheminement de l’eau chaude produite par un système de cogénération (MAG)

Ce bouclage thermique permet de récupérer un total de 46 % de l’énergie du biogaz avec 23 % de l’énergie sur les fumées, et les 23 % restant répartis entre le refroidissement moteur, le refroidissement intermédiaire et la boucle d’huile.