précipitations chimiques

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En traitement des eaux, les précipitations chimiques (hors celles de coagulation-floculation) sont principalement utilisées pour éliminer par insolubilisation un ou plusieurs composés minéraux qui gênent l’usage de l’eau, entre autres : la dureté (Ca2+ et Mg2+), les métaux, certains anions tels que SO42–, PO43–, F

On recherchera donc dans chacun des cas à apporter à l’eau sous forme de réactif soluble l’ion permettant de former, avec le composé gênant, un précipité aussi peu soluble que possible.

À température et pH donnés, la solubilité résiduelle est régie par le produit de solubilité (Ks voir ionisation) du corps précipitant. Ceci permet au besoin d’ajuster la valeur résiduelle de l’ion gênant par déplace­ment de l’équilibre en surdosant (dépassement de la dose stœchiométrique) le réactif.

Cette pratique est néanmoins coûteuse (consommation élevée de réactifs) et laisse dans l’eau traitée l’excès d’ion réagissant qui, dans certains cas, peut devenir lui-même gênant.

Dans le cas de Ca et Mg, ce ne sont pas seulement ces ions qui peuvent être gênants (surconsommation de détergents ou goût de l’eau…) mais surtout la précipitation de carbonate de calcium (entartrage) ; c’est donc d’abord le potentiel de précipitation (produit des concentrations de Ca et CO3) qui est déterminant. Par ailleurs Ca et Mg sont plutôt favorables pour la santé humaine et ne sont « gênants » qu’à très forte teneur ou pour des applications de nettoyage. Les termes utilisés traditionnellement sont souvent inadaptés à la réalité du phénomène quand « adoucissement » et « décarbonatation » sont les deux facettes de la précipitation de carbonate de calcium. Par contre on peut « adoucir » avec des résines ou « décarbonater » en dégazant du CO2, deux phénomènes éloignés des précipitations chimiques.

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